Zambie : le FMI accorde un nouveau prêt de 1,5 milliard de dollars sur fond de vigilance budgétaire
Par
Josué Lwamba
, mise à jour le 16 oct. 2026

e nouveau programme intervient après l’achèvement, au début de l’année, d’un précédent accord de financement de 1,7 milliard de dollars. Malgré des indicateurs économiques en amélioration et une croissance plus soutenue, Lusaka doit encore faire face à des fragilités budgétaires qui préoccupent l’institution financière internationale.
Les recettes de l’État restent inférieures aux prévisions, tandis que les dépenses augmentent. Parmi les facteurs évoqués figure l’intervention de l’Agence des réserves alimentaires, qui a acheté d’importantes quantités de maïs pour répondre aux conséquences de la sécheresse.
Pour le FMI, cette évolution appelle un retour à davantage de rigueur dans la gestion des finances publiques. L’institution attend notamment des autorités zambiennes qu’elles élargissent l’assiette fiscale et améliorent le recouvrement des impôts, alors que certaines entreprises et certains particuliers échappent encore à leurs obligations fiscales.
« Il va y avoir des réformes assez importantes, afin d’augmenter les recettes, d’élargir l’assiette fiscale », a expliqué Edouard Gemayel, chef de mission du FMI en Zambie. Il a également évoqué des mesures en matière de gouvernance, dont un projet de loi anticorruption que les autorités se sont engagées à soumettre au Parlement avant le lancement du programme.
Du côté du gouvernement, ce financement est présenté comme un moyen de mieux absorber les chocs économiques et de soutenir la croissance. Le ministre des Finances, Situmbeko Musokotwane, espère que le nouvel accord permettra au pays de poursuivre sa trajectoire de développement malgré les incertitudes.
Sur le front des prix, l’inflation est retombée à 6 % en septembre. Cette baisse constitue un signal favorable, mais la stabilité des prix demeure un enjeu central pour les autorités et leurs partenaires financiers.
Après plusieurs années consacrées à la restructuration d’une large partie de sa dette, la Zambie aborde donc ce nouveau programme avec des perspectives économiques plus encourageantes, mais aussi des engagements précis. Le défi sera de transformer le financement extérieur en croissance durable, sans laisser les déséquilibres budgétaires s’aggraver.
