RDC : l’exécution du budget de l’Éducation progresse à 77,7 % en 2025
Par
Josué Lwamba
, mise à jour le 7 oct. 2026

e budget du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté est davantage exécuté, mais tous les postes de dépenses ne suivent pas la même trajectoire. En 2025, le taux global d’exécution a atteint 77,7 %, contre 72,3 % en 2024, soit une progression de 5,4 points, indique le rapport semestriel de redevabilité du ministère, rendu public à la fin du mois de septembre.
La progression intervient dans un contexte où la prise en charge des personnels de l’éducation demeure une priorité du ministère. Depuis avril, 23 675 enseignants du primaire dont la prime liée à la gratuité était inférieure à 80 000 francs congolais ont vu leur situation régularisée, selon le rapport.
À cette mesure s’ajoute la prise en charge, depuis 2025, de 5 000 nouveaux enseignants au titre de leur rémunération. Ces opérations s’inscrivent dans la volonté affichée par le ministère de rapprocher les prévisions budgétaires de la réalité des effectifs effectivement pris en charge.
Le ministère prévoit également d’intégrer les engagements issus des accords de Bibwa dans la programmation des rémunérations, en tenant compte des effectifs et des éléments de paie applicables. C’est sur ce terrain que le rapport fait apparaître une difficulté.
Alors que les dépenses de rémunération ont été largement assurées, l’exécution des crédits d’investissement a reculé. Une situation qui pose la question de la capacité du ministère à traduire les crédits programmés en réalisations concrètes dans les établissements scolaires.
Or, le plan quinquennal couvrant la période 2024-2029 ne repose pas uniquement sur la prise en charge des personnels. Il prévoit également des actions touchant au fonctionnement des écoles, aux infrastructures, aux équipements et aux appuis pédagogiques. Le rapport recommande ainsi de préserver les ressources nécessaires au fonctionnement quotidien des établissements tout en améliorant la réalisation des investissements programmés.
Le défi de la période 2024-2029
La progression de 5,4 points du taux global d’exécution constitue donc un indicateur positif sur le plan budgétaire, mais elle ne suffit pas à elle seule à mesurer les résultats du secteur. Pour le ministère, l’enjeu de la prochaine période sera de maintenir le niveau de prise en charge des rémunérations tout en améliorant l’utilisation des crédits consacrés aux investissements.
Écoles, équipements, travaux et accompagnement pédagogique constituent ainsi les principaux postes sur lesquels l’exécution budgétaire devra désormais se traduire en réalisations visibles. Le passage de 72,3 % à 77,7 % traduit une amélioration de l’exécution globale. Le prochain enjeu sera de faire en sorte que cette progression profite également aux dépenses destinées à transformer concrètement les conditions d’apprentissage.
