Média : le Grand-Katanga prépare-t-il une nouvelle génération de journalistes ?
ichel Gracias Twite, initiateur de Best View Award, répond à La Ronde Media
« Le but est d'essayer de dénicher, parmi les finalistes, les meilleurs des écoles de journalisme et de les présenter au monde professionnel, pour des éventuels recrutements. Donc, si, parmi eux, il y en a ceux qui sont déjà dans les maisons de presse et qui sont encore des stagiaires, vous savez encore qu'aujourd'hui, moi, je vais vous choquer. Je ne sais pas qui est stagiaire et qui est vraiment agent quand vous savez que vous tous, vous n'êtes pas payés dans une maison de presse. Alors, la différence, elle est où finalement ? Parce que ce sont des stagiaires, assez souvent, qui abattent un grand travail.
Le journaliste, c'est vrai, il peut aller sur le terrain, il rentre, il donne au stagiaire, il rend son papier, mais le journaliste, il s'en morfie davantage et le stagiaire, il s'améliore davantage, parce qu'en fait, le journalisme, c'est un domaine en perpétuelle évolution. Et donc, si vous ne vous forgez pas assez fréquemment, eh ben, vous allez perdre les feelings.
Et les stagiaires, vous les appelez stagiaires de nom... Mais quand on rentre dans les rédactions, je sais de quoi je parle, parce que le stagiaire, qu'est-ce qui se passe avec lui ? Il est très motivé ou elle est très motivée. Vous lui dites : « Elle est alignée au journal. » Vous, vous prenez ça comme une punition ; elle, elle prend ça comme une opportunité.
Et le comble, c'est que même ces stagiaires oublient rapidement d'où ils viennent. Tout de suite après, il est confirmé, les gens commencent à fuir les micros, à fuir des reportages. Ils préfèrent aller sur les terrains, demander aux autres d'écrire. Mais... on ne peut pas être journaliste sans passion, ça n'existe pas. »

