Haut-Katanga : un an après la pollution de CDM, l’IRDH réclame justice
« La rencontre d'aujourd'hui, c'est la commémoration du premier anniversaire de la pollution majeure survenue dans les quartiers Kasapa, Kamisepe et Kamatete du fait de CDM. Vous savez, depuis le 4 novembre 2025, il y avait eu des déversements massifs d'eaux usées provenant de CDM vers les communautés. Le gouvernement avait pris des mesures de réparation et, depuis lors, CDM semble les ignorer.
Les revendications les plus importantes concernent notamment le paiement de 6 millions de dollars aux communautés locales, le forage d'au moins cinq puits dans chacun des quartiers, la signature d'un accord écrit entre les communautés et CDM, ainsi que la mise en place d'un mécanisme de prise en charge écotoxicologique. Toutes ces mesures ne sont pas appliquées.
C'est pourquoi, à l'occasion de cette commémoration du premier anniversaire, nous essayons de rappeler toutes ces obligations à CDM et au gouvernement. Le ministre avait pris la décision de suspendre les activités et cette mesure était publique. Mais aujourd'hui, l'entreprise a repris ses activités et aucune décision n'a été signifiée à la population. Nous avons juste constaté que CDM a déjà repris ses activités sans que les conditions préalables soient remplies.
Nous avons aussi recommandé, dans notre communiqué, que l'Assemblée nationale puisse interpeller le ministre des Mines parce que la gestion de cette catastrophe écologique me semble être complaisante. Les communautés attendent réparation, on voit l'entreprise reprendre ses activités sans aucune explication et pourtant, il y avait eu une pollution majeure. C'est le ministre lui-même qui avait pris la décision de sanctionner CDM. Mais CDM ignore la décision du ministre et le ministre ne fait rien. C'est une forme de complaisance qui frise pratiquement la complicité.
Cette activité commémorative s'inscrit dans notre série de plaidoyers. Il est prévu de saisir les députés nationaux qui peuvent nous aider à interpeller le ministre des Mines parce qu'une année d'impunité est consacrée et d'autres entreprises peuvent jouir de la même impunité si la société civile n'ouvre pas le bon œil.
Il y a eu quelques indemnisations individuelles. Quelques individus ont dû être indemnisés du fait d'avoir perdu peut-être une poule ou un jardin de légumes. Ce que nous demandons, c'est la grande indemnisation collective qui profite à la majorité de la population parce que la pollution était majeure. »

