Lubumbashi : À Kilimasimba, deux forages pour plus de 13 000 habitants
eux autres forages sont tombés panne. Ce déséquilibre se traduit par des files d’attente interminables, des trajets de plusieurs kilomètres et des heures perdues pour accéder à une ressource essentielle. Ortance Kapenga, cheffe de ce quartier, y vit depuis plus de 10 ans.
À Kilima Simba, il n'y a pas de REGIDESO, un seul forage approvisionne tous les habitants qui font 3 à 5 kilomètres pour trouver de l'eau à boire, pourtant l'eau c'est la vie.
En ce jour, une quinzaine de vélos converge vers les forages. Jeunes, adultes et personnes âgées parcourent entre trois et quatre kilomètres avant même d’espérer remplir leurs bidons. L’attente dure quatre à cinq heures, selon l’ordre d’arrivée. La preuve que les deux ouvrages restés fonctionnels peinent à absorber la demande. Chaque ménage repart avec cinq à sept bidons de vingt litres, soit environ cent à cent quarante litres d’eau par passage. Rapportée à une population de plus de treize mille habitants, cette organisation montre une pression extrême sur les infrastructures.
Nous souffrons beaucoup. Faute d'eau potable, nous survivons avec l'eau de pluie, seules réhabilitation de routes et la multiplication des forages pourront à notre besoin.
En clair, un seul forage dessert en moyenne 6 500 personnes, tandis que la moitié des points d’eau du quartier est hors service. À Kilimasimba, le manque d’eau ne se mesure pas seulement en litres. Il se compte aussi en kilomètres parcourus, en heures d’attente, et en journées de travail ou d’école sacrifiées.

