Sud-Kivu : 57 Millions USD nécessaires pour le désengagement de la Monusco (VPM Plan)
Kinshasa, le 13 août 2024 – Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires croissants, le vice-Premier ministre en charge du Plan, Guylain Nyembo, a présidé mardi dernier à Kinshasa, le lancement de l’atelier d’alignement des partenaires techniques et financiers sur la feuille de route relative au désengagement de la Mission de stabilisation des Nations Unies pour la République Démocratique du Congo (Monusco) de la province du Sud-Kivu.
Par
Josué Lwamba
et evenement, hautement strategique, a mis en lumiere l'imperieuse necessite de mobiliser 57,6 millions de dollars americains pour financer l'annee de transition allant de juillet 2024 a juillet 2025. « Je suis honore de presider ce lancement aux cotes du coordonnateur resident du systeme des Nations Unies », a declare le VPM Guylain Nyembo, en insistant sur l'importance cruciale de ce financement pour assurer une transition securisee et efficace.
Le rapport presente lors de cet atelier souligne la complexite du desengagement de la Monusco, particulierement dans un contexte ou les finances publiques sont fortement contraintes par des depenses securitaires croissantes depuis plus de deux ans. Face a cette situation, le gouvernement congolais a affirme son engagement a financer plus de 50 % du budget necessaire, soit un montant superieur a 30 millions USD.
Le financement sera reparti sur quatre axes prioritaires : le renforcement de la securite et la protection des civils (50,83 % du budget total), le renforcement de l'etat de droit (29,93 %), le Programme de Desarmement, Demobilisation, Reintegration et Rapatriement-Communautaire (PDDRC-S) (1,53 %), et enfin la logistique et les operations (17,67 %).
Bruno Lemarquis, coordonnateur resident des Nations Unies, a profite de cet atelier pour rappeler les directives du Conseil de securite, soulignant l'importance d'un transfert progressif, responsable et durable des responsabilites vers le gouvernement congolais. La resolution 2746, adoptee le 6 aout dernier, encadre ce processus de retrait en insistant sur une forte appropriation nationale, notamment par une reforme acceleree du secteur de la securite.
L'atelier a egalement ete l'occasion de clarifier les mecanismes de coordination des interventions en soutien a cette feuille de route. Les discussions ont porte sur la maniere dont les gouvernements central et provincial, les Nations Unies, les partenaires techniques et financiers, ainsi que la societe civile et les ONG, pourront collaborer pour garantir l'efficacite et l'impact des actions prevues.
En cloture de la session, le vice-Premier ministre Guylain Nyembo a reitere l'engagement du gouvernement a assumer pleinement ses responsabilites, tout en appelant a une mobilisation internationale des ressources. Le desengagement de la Monusco, bien qu'inevitable, necessite une cooperation renforcee pour garantir la stabilite et la securite du Sud-Kivu, fondements indispensables pour le developpement durable de la province.
L'atelier d'alignement des partenaires, tres attendu, marque une etape cruciale dans la mise en oeuvre de la feuille de route pour la transition. Les conclusions attendues devraient offrir une vision claire des financements disponibles, des lacunes a combler, et des priorites a adopter pour mener a bien cette phase delicate de retrait.
Ce desengagement, au-dela de ses implications financieres, symbolise un test de maturite pour les institutions congolaises et leurs partenaires internationaux. L'avenir de la paix et de la stabilite au Sud-Kivu dependra en grande partie de la capacite collective a mobiliser les ressources necessaires et a coordonner efficacement les efforts pour une transition reussie.
Josué Lwamba
