Science : Trois chercheurs néerlandais annoncent la fin du monde dans 10⁷⁸ années
Amsterdam — Mai 2025. Une secousse théorique traverse le monde scientifique : selon trois chercheurs néerlandais, l’Univers pourrait s’éteindre bien plus tôt que prévu. Publiée dans le Journal of Cosmology and Astroparticle Physics, leur étude propose une extension audacieuse du célèbre rayonnement de Hawking à des objets bien plus variés que les seuls trous noirs. Résultat : la fin de l’Univers ne surviendrait pas dans 10¹¹⁰⁰ ans comme le pensaient de nombreux cosmologistes, mais dès 10⁷⁸ années, soit 10 suivi de 78 zéros.
Par
Josué Lwamba

'est une revolution conceptuelle. Le rayonnement de Hawking, propose en 1974 par le physicien britannique Stephen Hawking, stipule que les trous noirs emettent des particules quantiques et finissent par disparaître lentement. Mais selon Heino Falcke, Michael Wondrak et Walter van Suijlekom, ce phenomene ne se limiterait pas aux trous noirs : tout objet possedant une masse et un champ gravitationnel, aussi minime soit-il, serait voue a "s'evaporer".
Leur calcul est implacable : les etoiles a neutrons et les trous noirs stellaires devraient s'evaporer en seulement 10⁶⁷ annees. Une surprise, puisque les scientifiques pensaient que la force gravitationnelle des trous noirs les rendait plus resistants a ce processus. Pourtant, c'est leur densite, et non leur masse ou la puissance de leur gravite, qui determine leur longevite face a cette lente erosion quantique.
Plus intrigant encore, les chercheurs ont applique leur formule a des objets non celestes : la Lune, ou meme un etre humain, finiraient aussi par disparaître dans 10⁹⁰ annees, sous l'effet du meme processus, bien que de facon infinitesimale. Loin d'etre une prophetie apocalyptique, cette projection montre surtout que l'Univers est fondamentalement instable a l'echelle du temps cosmique.
a l'origine de ces travaux, un article de 2023 ou les auteurs posaient une question provocante : et si le rayonnement de Hawking concernait tous les objets massifs, pas seulement les trous noirs ? Convoques par la communaute scientifique pour defendre leurs positions, les chercheurs neerlandais ont renforce leur demonstration, s'appuyant sur une approche interdisciplinaire melant physique quantique, cosmologie et mathematiques avancees.
« En posant ce genre de questions et en examinant des cas extremes, nous voulons mieux comprendre la theorie et, peut-etre un jour, percer le mystere du rayonnement de Hawking », explique Walter van Suijlekom, l'un des co-auteurs.
Si la perspective d'une evaporation universelle dans des trilliards d'annees semble lointaine, elle souleve des interrogations fondamentales sur la nature du vide, du temps et de l'espace. L'etude met surtout en lumiere la puissance de la pensee theorique et sa capacite a repousser les frontieres de la connaissance, meme lorsque les implications ne sont observables qu'a des echelles d'absurdite temporelle.
a travers cet exercice intellectuel, les scientifiques ne predisent pas la fin du monde : ils rappellent que l'Univers lui-meme est un evenement temporaire, gouverne par des lois encore incompletement comprises.
Et si tout, y compris nous, etait voue a s'eteindre dans un souffle quantique, lent et silencieux ? La science, une fois de plus, repond non pas par des certitudes, mais par des hypotheses vertigineuses.
