RDC : Quand la pluie révèle les secrets du sol kinois
Kinshasa – À chaque saison de pluie, Kinshasa s’essouffle sous les eaux. Routes impraticables, quartiers engloutis, pertes humaines et matérielle. La capitale congolaise vit une répétition douloureuse d’un scénario que beaucoup qualifient à tort de pure conséquence d’un urbanisme défaillant. Pourtant, les véritables racines du mal sont bien plus anciennes, profondes, et techniques.
Par
Josué Lwamba
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inshasa est construite sur une geologie a haut risque. a environ 514 metres au-dessus du niveau de la mer, la ville repose sur un sous-sol entierement sablonneux, herite de ce qu'elle fut il y a plusieurs siecles : un immense lac interieur, ferme a l'ouest par la barriere rocheuse des Stanley Falls. Ce lac asseche a laisse place a un sol eponge, sans roche de soubassement, incapable d'absorber de fortes quantites d'eau. Resultat : a la moindre pluie intense, le terrain est sature, et les inondations deviennent inevitables.
L'histoire geologique de Kinshasa la condamne ainsi a subir des inondations « depuis la nuit des temps ». La ville n'a pas ete construite sur une base rocheuse qui permettrait de canaliser ou filtrer naturellement les eaux. Elle repose sur un sol meuble, fragile et inadapte a la forte urbanisation qu'elle connaît aujourd'hui. Ce constat est ancien bien avant l'independance, les ingenieurs belges en etaient deja conscients.
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