RDC : plus de 1.500 civils tués selon Kinshasa, Kigali mis en cause
La tension est montée d’un cran dans la région des Grands Lacs. Le gouvernement de la République démocratique du Congo a accusé jeudi le Rwanda d’être directement impliqué dans une offensive de grande ampleur menée dans le Sud-Kivu, aux côtés du groupe armé M23, dénonçant ce qu’il qualifie d’« agression caractérisée » contre son territoire.
Par
Josué Lwamba
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elon les autorites congolaises, les combats qui se sont intensifies depuis le debut du mois de decembre autour de l'axe Kamanyola–Uvira auraient provoque une catastrophe humanitaire d'une ampleur rarement atteinte ces dernieres annees. Le bilan avance par Kinshasa fait etat de plus de 1.500 civils tues, tandis qu'au moins un demi-million de personnes auraient ete contraintes de fuir leurs foyers.
Uvira, ville strategique situee a la frontiere avec le Burundi et comptant plusieurs centaines de milliers d'habitants, est tombee le 10 decembre aux mains du M23, apres une progression rapide du mouvement rebelle. Cette prise de controle intervient apres la chute, plus tot en 2025, de Goma et de Bukavu, deux centres urbains majeurs de l'est du pays. Desormais, l'ensemble de la bande frontaliere entre la RDC et le Burundi serait sous controle des forces rebelles, selon les autorites congolaises.
Dans un communique officiel, le gouvernement affirme que les operations militaires auraient combine l'usage de bombardements et de drones explosifs, et accuse directement l'armee rwandaise d'y avoir participe. Kinshasa evoque egalement l'arrivee de nouveaux renforts militaires venus du Rwanda, parlant de plusieurs bataillons deployes dans le Sud-Kivu, avec une possible progression vers Fizi, puis en direction de Kalemie, sur les rives du lac Tanganyika.
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