RDC : l’ombre persistante des ADF et le soupçon de complicités militaires
Après un répit relatif, la République démocratique du Congo est de nouveau secouée par la violence. Les Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé né en Ouganda avant de s’implanter dans l’est congolais, multiplient depuis plusieurs semaines les attaques contre des civils dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Par
Josué Lwamba
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es assauts sanglants s'ajoutent a une insecurite deja explosive : d'autres factions, notamment les rebelles du M23 (desormais rebaptises AFC-M23), controlent une partie importante de la region, y compris les villes strategiques de Goma et de Bukavu.
Derriere la recrudescence des violences, une accusation derange : la collusion presumee entre certains officiers congolais et les ADF. L'analyste Jean-Jacques Wondo Omanyundu evoque « des complicites au sein de l'armee », confirmees, selon lui, par des temoignages directs de militaires. Des revelations qui confortent les soupcons deja exprimes depuis plusieurs annees.
Les exemples abondent. En 2017, un rapport onusien mettait en cause le général Gabriel Amisi Kumba, dit Tango Four, pour trafic d’or. Quelques années plus tôt, en 2012, le même officier avait été suspendu par le président Joseph Kabila, accusé d’implication dans un trafic d’armes au profit de groupes armés. Autant de dossiers qui nourrissent une méfiance croissante de la population vis-à-vis de ses forces armées.
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