RDC : l’exploitation artisanale, un test de cohérence pour Kinshasa
En République démocratique du Congo, la bataille pour le contrôle de l’exploitation minière artisanale révèle un fossé persistant entre les décisions prises à Kinshasa et les réalités socio-économiques des provinces minières. Malgré des arrêtés ministériels stricts adoptés depuis fin 2025, certains sites continuent de fonctionner, tolérés voire assumés par les autorités locales au nom de la stabilité sociale.
Par
Josué Lwamba
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epuis la fin de l'annee 2025, le gouvernement congolais a engage une vaste offensive reglementaire contre l'exploitation artisanale jugee anarchique de minerais strategiques. En fevrier, Kinshasa a interdit le commerce des minerais issus de 38 sites artisanaux dans les territoires de Masisi (Nord-Kivu) et Kalehe (Sud-Kivu), ciblant l'etain, le coltan et la cassiterite, officiellement pour tarir les sources de financement des groupes armes.
Quelques mois plus tard, le 19 decembre 2025, le ministere des Mines est alle plus loin : un arrete a suspendu, sur l'ensemble du territoire national, toutes les activites de traitement et de commercialisation du cuivre et du cobalt provenant de l'exploitation artisanale. L'objectif affiche est clair : restaurer l'ordre dans la chaîne de valeur miniere, lutter contre l'illegalite et renforcer la tracabilite dans un secteur crucial pour l'economie nationale.
Un cadre légal étroit… et peu appliqué
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