RDC : La paix au prix de l’or et du bois du Congo ?
Washington — Le nouvel accord de paix signé entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, présenté comme un tournant diplomatique après trente ans de violences dans la région des Grands Lacs, pourrait profiter à un troisième acteur : l’Ouganda. C’est la conclusion du dernier rapport du Oakland Institute, un centre de recherche américain qui scrute les interactions entre politiques économiques, environnementales et droits humains.
ParJosué Lwamba
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ien qu’absent des signataires de l’accord, Kampala se retrouverait au cœur de ses retombées économiques. « L’intégration régionale » l’un des axes clés du texte ouvrirait la voie à une formalisation des échanges transfrontaliers, y compris ceux issus d’activités longtemps entachées d’illégalité. Selon Oakland Institute, l’Ouganda, déjà impliqué militairement aux côtés de Kinshasa dans la lutte contre les ADF en Ituri, a parallèlement intensifié l’exploitation illicite de l’or et du bois congolais.
En 2024, le pays aurait exporte pour pres de 3,5 milliards de dollars d'or, une part « substantielle » provenant directement de la RDC et introduite en contrebande avant d'etre blanchie sur les marches ougandais. Le rapport souligne egalement que l'Ouganda est devenu « une destination majeure du bois extrait illegalement de l'est congolais », transforme puis reexporte sous couvert de legalite.
L'accord de Washington repose sur deux piliers : un volet securitaire visant a desamorcer le conflit opposant Kinshasa et Kigali, et un volet economique tourne vers la cooperation regionale. Ce dernier prevoit la mise en place de projets conjoints en matiere d'infrastructures, d'hydroelectricite et de gestion des parcs naturels, tout en renforcant la tracabilite des minerais au sein de la Communaute d'Afrique de l'Est (EAC).
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