RDC : Kinshasa clarifie la fin du système DEA/DES et rassure les doctorants
Le gouvernement congolais tente d’éteindre les inquiétudes qui agitent le monde académique. Dans un communiqué officiel daté du 18 février 2026, le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovations apporte des précisions sur l’application des textes encadrant la réforme des écoles doctorales et la transition entre l’ancien système et le nouveau dispositif académique.
Par
Josué Lwamba
, mise à jour le 30 août 2026

igne par le directeur de cabinet, le document s'adresse aux chefs d'etablissements d'enseignement superieur ainsi qu'a l'opinion publique. Il intervient a la suite d'echanges entre les autorites et les acteurs du sous-secteur, dans un contexte marque par des interrogations sur les delais et les conditions de cloture du troisieme cycle dans l'ancien systeme.
Au coeur des preoccupations : la coexistence temporaire de deux systemes educatifs le modele LMD (Licence-Master-Doctorat) et l'ancien dispositif, notamment le DEA/DES.
Le ministere insiste sur un point central : les dates fixees dans les textes recents ne visent pas a exclure les apprenants encore engages dans l'ancien systeme. Elles definissent plutot les echeances d'une periode transitoire destinee a organiser la bascule progressive vers les nouvelles ecoles doctorales.
Autrement dit, les etudiants inscrits en DEA/DES durant les annees academiques 2023-2024 et 2024-2025 ne sont pas frappes d'invalidation automatique.
Le communique precise que ces apprenants pourront defendre leurs memoires au plus tard le 31 juillet 2026, a l'instar des promotions precedentes. Cette clarification vise a dissiper les craintes d'une rupture brutale dans les parcours academiques.
Les etablissements et les etudiants sont cependant appeles a redoubler d'efforts pour respecter les delais impartis, tout en maintenant les standards de qualite scientifique dans la production et la soutenance des travaux de recherche.
La reforme en cours s'inscrit dans une volonte plus large de restructuration du troisieme cycle universitaire en Republique democratique du Congo. L'organisation des ecoles doctorales, desormais formalisee, entend harmoniser les standards nationaux avec les pratiques internationales.
Mais toute transition institutionnelle comporte son lot de tensions. Dans un pays ou l'enseignement superieur accueille chaque annee des milliers d'etudiants supplementaires, la gestion des equilibres entre reforme structurelle et securite academique des apprenants represente un defi majeur.
En publiant ce communique, les autorites cherchent a envoyer un message clair : la modernisation du systeme universitaire ne doit pas se traduire par des injustices administratives.
Reste desormais aux universites et aux facultes a operationnaliser ces directives, dans un calendrier serre, afin d'eviter que la reforme ne se transforme en source d'incertitude pour une generation d'etudiants en fin de cycle.
Dans l'attente, le gouvernement joue la carte de l'apaisement tout en maintenant le cap sur la refonte du paysage doctoral congolais.
