La publication du livre « Un héros sur la route de la paix : Miguel Masaïsaï » suscite des réactions sur les réseaux sociaux en République démocratique du Congo. Signé par l’enseignant, chercheur et écrivain Valery Ngoy Ndala, l’ouvrage de 111 pages est paru aux Éditions Lumumba le 20 septembre 2026, soit deux jours après la mort du jeune cycliste congolais au Congo-Brazzaville.
La rapidité de cette publication est au cœur des interrogations exprimées en ligne. Des internautes se demandent notamment comment un ouvrage de cette ampleur a pu être rédigé, finalisé et publié aussi rapidement après le décès de Miguel Masaïsaï. Ces réactions portent principalement sur le délai éditorial et sur les conditions de préparation du livre. Elles ne permettent toutefois pas, à elles seules, d’établir une quelconque irrégularité dans le processus de publication.
Face à ces critiques, Valery Ngoy Ndala présente son ouvrage comme un travail de mémoire et d’hommage. Dans des propos rapportés par l’Agence congolaise de presse, l’auteur affirme qu’« immortaliser nos héros par l’écriture est un exercice essentiel de mémoire collective ». Il explique avoir voulu retracer le parcours de Miguel, depuis ses débuts dans le cyclisme en 2018 jusqu’à son projet continental « Pedals for Peace », lancé en 2026.
Le parcours du jeune athlète était déjà largement documenté avant sa disparition. Parti de Goma le 1er mai 2026, Miguel Masaïsaï voulait rejoindre Rabat, au Maroc, sur un itinéraire d’environ 14 000 kilomètres. Il avait déjà parcouru près de 7 000 kilomètres avant son décès, notamment à travers la RDC, le Rwanda, la Tanzanie et la Zambie. Son périple était également suivi sur les réseaux sociaux, où il partageait régulièrement les différentes étapes de son voyage.
Au-delà de la polémique sur le calendrier de publication, le livre ouvre donc un débat sur la manière de documenter et de préserver la mémoire des figures publiques après leur disparition. Valery Ngoy Ndala assume une démarche d’hommage, tandis que les réactions en ligne interrogent surtout la rapidité du travail éditorial. Publié alors que le deuil de Miguel Masaïsaï venait à peine de commencer, l’ouvrage s’inscrit désormais dans la mémoire de ce jeune cycliste dont le projet de paix s’est arrêté le 18 septembre sur une route du Congo-Brazzaville.