À l’issue de la réunion du Conseil des ministres, le ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a fait le point sur l’application de cette réforme. Il a indiqué que le processus avance progressivement, avec une première étape consacrée à l’information des opérateurs économiques et à la régularisation de leur situation.
À Kinshasa, les autorités disposent déjà d’une première base d’identification. Quelque 2 689 opérateurs économiques, issus de67 nationalités, ont été recensés et géolocalisés. Une plateforme numérique consacrée à la procédure de non-objection a également été mise en place pour faciliter les démarches administratives liées à la réforme.
Le gouvernement veut désormais élargir la sensibilisation. Jusqu’au 30 septembre 2026, les autorités prévoient de multiplier les échanges avec les opérateurs concernés, les organisations professionnelles, les communautés étrangères et leurs représentations diplomatiques. L’objectif est de permettre aux acteurs concernés de connaître les règles applicables et les procédures prévues pour leur mise en conformité.
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Cette phase doit également servir de transition avant le passage aux contrôles. À partir de l’échéance fixée, les services compétents pourront procéder aux vérifications nécessaires et appliquer, lorsque cela s’impose, les mesures prévues par la législation. Le gouvernement assure vouloir privilégier une mise en œuvre progressive afin de donner aux opérateurs le temps de se conformer aux exigences réglementaires.
Pour accompagner cette opération, le ministère de l’Économie nationale a obtenu l’appui de la Police nationale congolaise. Cette collaboration doit notamment permettre de sécuriser les opérations menées sur le terrain et de faciliter l’application des mesures arrêtées par les autorités.
À travers cette réforme, Kinshasa cherche ainsi à mieux organiser le petit commerce et le commerce de détail tout en clarifiant les obligations des différents acteurs. Le gouvernement affirme vouloir parvenir à une application équitable et effective des règles, après la période de sensibilisation prévue jusqu’à la fin septembre.