Présentées à l’issue de la réunion ordinaire du Comité de politique monétaire (CPM), tenue le 8 octobre 2026 à Kolwezi, ces prévisions traduisent la volonté de l’institut d’émission de consolider la stabilité du cadre macroéconomique. Le gouverneur de la BCC, André Wameso, prévoit également un taux de change autour de 2 270 francs congolais pour un dollar américain à fin 2026, puis de 2 294,20 CDF à fin 2027.
Pour contenir les tensions inflationnistes, le CPM a décidé de maintenir son taux directeur à 12,5 %. Le taux de la facilité de prêt marginal demeure, lui, à 16,5 %. Les coefficients de réserve obligatoire ont également été reconduits.
Le comité mise notamment sur le maintien d’un taux d’intérêt réel suffisamment positif pour limiter la progression générale des prix. Cette orientation vise à préserver les équilibres monétaires, alors que l’évolution des prix et celle du franc congolais restent des indicateurs déterminants pour le pouvoir d’achat des ménages et les coûts des entreprises.
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La trajectoire annoncée reste toutefois exposée à plusieurs facteurs de risque. Le CPM cite notamment une éventuelle aggravation du conflit au Moyen-Orient et la volatilité des cours internationaux des matières premières. Sur le plan intérieur, l’insécurité persistante dans l’est du pays et l’évolution défavorable de la situation sanitaire liée à Ebola pourraient également accentuer les pressions sur les finances publiques.
Face à ces incertitudes, la BCC affirme rester prête à intervenir si les conditions économiques l’exigent, en mobilisant ses instruments de politique monétaire et de change.
L’objectif affiché est de ramener progressivement l’inflation à un niveau inférieur à celui attendu pour la fin de 2026. La réalisation de cette projection dépendra cependant de l’évolution des risques extérieurs et intérieurs, ainsi que de la capacité des autorités à préserver la stabilité macroéconomique.