RDC : de 280 millions à 1,2 milliard de dollars d’exportations vers les États-Unis
Par
Josué Lwamba
, mise à jour le 3 oct. 2026

remier indicateur avancé par le gouvernement : les échanges avec les États-Unis. Selon Julien Paluku, les exportations congolaises vers le marché américain seraient passées de 280 millions de dollars en 2020 à 1,2 milliard de dollars en 2026, dans le contexte de la réadmission de la RDC à l’AGOA, le dispositif commercial américain offrant un accès préférentiel à certains produits africains.
Kinshasa mise également sur le Golfe. Un accord de partenariat économique global conclu avec les Émirats arabes unis doit permettre à près de 6 000 produits congolais d’accéder au marché émirati. Le Royaume-Uni figure aussi parmi les partenaires ciblés, avec un accord commercial post-Brexit accordant aux exportations congolaises des conditions préférentielles d’accès au marché britannique.
Mais la stratégie gouvernementale ne se limite pas aux grands marchés. À l’intérieur de la région, l’exécutif veut aussi faciliter la circulation des marchandises des petits opérateurs. C’est l’objectif du Régime commercial simplifié (RECOS), conçu pour réduire le poids des formalités et des droits de douane dans les échanges transfrontaliers.
Le dispositif prévoit notamment une exonération des droits de douane pour les marchandises dont la valeur ne dépasse pas 500 dollars. Selon le ministre du Commerce extérieur, la mesure est déjà appliquée dans les échanges avec le Burundi et l’Ouganda, tandis que son extension à la Zambie est en préparation. Un enjeu particulièrement important pour les petits commerçants qui dépendent quotidiennement des échanges avec les pays voisins.
À la frontière de Kasumbalesa, l’autre chantier concerne les pratiques frauduleuses qui affectent le commerce et les recettes publiques. Julien Paluku affirme que le gouvernement entend progressivement mettre fin aux phénomènes désignés localement sous les appellations « Bilanga » et « Bambaro ». L’objectif affiché est double : sécuriser les usagers et améliorer la transparence des opérations douanières.
La capacité des producteurs à répondre aux normes internationales, à augmenter les volumes et à acheminer leurs marchandises à des coûts compétitifs sera déterminante pour que cette diplomatie commerciale produise des effets jusque dans les entreprises et auprès des petits commerçants.
