Comment financer une réponse rapide lorsqu’une catastrophe frappe ou qu’une crise menace les moyens de subsistance des populations ? C’est l’un des défis auxquels le projet régional de préparation aux urgences et d’accès à une reprise inclusive (REPAIR) entend apporter une réponse en République démocratique du Congo.
L’enveloppe de 150 millions de dollars américains, prévue dans un accord signé le 13 juillet 2026 entre la RDC et l’IDA, doit permettre au pays de renforcer ses capacités financières et institutionnelles face aux situations d’urgence admissibles au programme.
L’objectif est de faciliter la mobilisation des ressources nécessaires lorsque surviennent des catastrophes naturelles ou d’autres chocs éligibles, afin d’améliorer la rapidité et l’efficacité de la réponse des institutions concernées.
Au-delà de l’intervention immédiate, le programme prévoit également de soutenir une reprise inclusive. Il s’agit de renforcer les capacités du pays à gérer les conséquences des crises et à mieux accompagner les populations affectées.
Une étape législative, pas encore la fin du processus
Le texte a été examiné lors d’une séance plénière présidée par Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, premier vice-président de l’Assemblée nationale. Il figure parmi quatre projets de loi de ratification adoptés au cours de cette séance, avec un bilan global de 334 voix pour, une voix contre et aucune abstention.
Cette adoption en seconde lecture ne clôt toutefois pas la procédure parlementaire. Le texte doit encore être harmonisé avec la version adoptée par le Sénat avant la poursuite du processus de ratification. L’approbation parlementaire marque ainsi une avancée vers la mise en œuvre du financement, sans signifier que les 150 millions de dollars ont déjà été décaissés.
Pour la RDC, l’enjeu ne se limite pas à obtenir des ressources supplémentaires. Il consiste aussi à disposer de mécanismes capables de les mobiliser au moment opportun, en fonction des besoins et des critères prévus par le programme.
La rapidité de déploiement des fonds, la coordination des institutions et la prise en compte des populations touchées seront déterminantes pour apprécier les effets de cet appui. La prochaine étape sera donc de faire passer cet engagement financier du cadre institutionnel à des capacités opérationnelles concrètes, au service de la préparation aux crises et de la reconstruction après les chocs.