RDC : 120 millions USD pour reconstruire quatre provinces touchées par les conflits
Par
Josué Lwamba
, mise à jour le 8 oct. 2026

e montant sera réparti à parts égales, avec 30 millions de dollars pour chacune des quatre provinces. Les ressources doivent être consacrées à des projets destinés aux communautés affectées, notamment dans la santé, l’éducation, l’accès à l’eau potable et le relèvement économique. Le programme prévoit également des actions autour de la mémoire, de la cohésion sociale et de la résilience.
L’annonce a été réaffirmée mercredi 30 septembre à Kinshasa par le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, au cours d’une rencontre avec les députés nationaux et les sénateurs du Caucus de la Grande Orientale.
Les élus des quatre provinces ont ainsi été associés au processus. Leur implication doit notamment porter sur l’identification des priorités exprimées par les populations et sur le suivi de l’exécution des projets. Pour le gouvernement, l’enjeu ne consiste plus uniquement à mobiliser les ressources. Il s’agit désormais de déterminer où et comment elles seront utilisées.
Sur le terrain, les besoins sont multiples. Dans des zones durablement affectées par les conflits, les réparations collectives doivent notamment permettre de restaurer ou de créer des infrastructures et des services qui bénéficient à l’ensemble des communautés concernées. Les 120 millions de dollars ne constituent pas l’ensemble du processus d’indemnisation.
Le financement annoncé relève du Fonds spécial de répartition de l’indemnisation aux victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO). Cette structure est au cœur du dispositif chargé de répartir les ressources destinées aux victimes et aux communautés concernées.
Cette nouvelle étape s’inscrit dans le prolongement du contentieux entre la RDC et l’Ouganda devant la Cour internationale de Justice. En 2022, la CIJ avait fixé à 325 millions de dollars le montant des réparations dues par l’Ouganda à la RDC pour les préjudices résultant de ses activités illicites sur le territoire congolais. Mais entre l’annonce d’une enveloppe et sa transformation en réalisations, plusieurs étapes restent à franchir : définir les priorités, sélectionner les projets, engager les financements, contrôler leur exécution et mesurer leur impact.
Une partie de cette procédure se traduit aujourd’hui par des projets collectifs. C’est sur cette chaîne que se jouera la prochaine étape du processus. Pour les communautés de l’Ituri, de la Tshopo, du Haut-Uélé et du Bas-Uélé, les 120 millions de dollars annoncés devront désormais passer du cadre institutionnel aux infrastructures et services attendus sur le terrain.
