Matadi : la mort d’un motard tué par balle provoque de violentes tensions
ParJosué Lwamba
, mise à jour le 14 sept. 2026

a nuit a été particulièrement agitée à Matadi. Vers 1 h 47, un conducteur de moto-taxi, communément appelé « Wewa », a été mortellement atteint par balle dans des circonstances qui impliqueraient un élément de la Police nationale congolaise.
Selon les informations rapportées sur place, le motard se serait rendu dans le secteur de Nganda Bakulutu. Un policier qui se trouvait en faction à la Maison communale de Matadi l’aurait suivi jusqu’à l’endroit où se trouvait le conducteur.
Une altercation aurait alors éclaté autour d’une somme de 50 000 francs congolais que le policier aurait exigée au motard. Après le refus de ce dernier, le policier aurait sorti son arme et tiré à bout portant. Grièvement touché, le conducteur aurait succombé à ses blessures.

La nouvelle de sa mort s’est rapidement propagée dans la ville, provoquant la colère de plusieurs conducteurs de motos-taxis. Dans les minutes qui ont suivi, des centaines d’entre eux auraient convergé vers la Maison communale de Matadi.
La situation a rapidement dégénéré. Des véhicules présents sur les lieux ont été incendiés tandis que le bâtiment abritant les services de police était pris pour cible par des manifestants en colère. Face à l’ampleur des troubles, des renforts de la Police militaire sont intervenus pour tenter de disperser la foule et rétablir l’ordre dans le secteur.
Cette succession d’événements a plongé une partie de Matadi dans une forte agitation au cours de la nuit. Le bilan précis des dégâts matériels ainsi que d’éventuels autres blessés n’était pas encore établi au moment de ces informations. Une enquête est désormais attendue pour déterminer les circonstances exactes de la mort du motard, établir les responsabilités et faire la lumière sur les actes de violence et de destruction commis après le drame.
L’affaire intervient dans un contexte où la question des rapports entre forces de sécurité et conducteurs de motos-taxis demeure sensible dans plusieurs villes de la République démocratique du Congo.
