Lubumbashi : 32 jeunes devant le tribunal, la qualification de terrorisme en débat
Dans l’enceinte inhabituelle du stade Kibasa Maliba, transformée en salle d’audience à ciel ouvert, la justice militaire poursuit l’examen d’un dossier explosif : celui de 32 jeunes affiliés à des formations politiques locales, accusés d’avoir plongé une partie de la ville dans le chaos à la mi-avril.
ParJosué Lwamba
, mise à jour le 30 août 2026★ Premium
ace au tribunal militaire de garnison, le ministere public deroule une accusation lourde : association de malfaiteurs et actes qualifies de terroristes. Au coeur du dossier, des violences survenues les 13 et 14 avril dans la commune de Kenya, ou des affrontements a l'arme blanche, des incendies de vehicules et des scenes de pillage avaient brievement paralyse l'activite economique.
Mais a mesure que l'instruction avance, le recit judiciaire se fissure. Les avocats de la defense contestent la solidite des charges, pointant l'absence de preuves individualisees. « On ne juge pas une foule, mais des individus », martele l'un des conseils, denoncant une procedure fondee sur des imputations collectives dans un contexte de confusion extreme.
La partie civile elle-meme reconnaît les limites de l'enquete. Dans un environnement decrit comme chaotique, identifier avec precision les auteurs de chaque acte releve d'un exercice delicat, sinon incertain. Une fragilite que la defense exploite pour reclamer un examen plus rigoureux des responsabilites.
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