Lubumbashi : du petit étalage à sa propre maison, le parcours d’autonomie d’Hervette Ilunga
l est 6 heures du matin, au quartier Kasapa à Lubumbashi, Hervette Ilunga, 58 ans, installe son étalage. Fruits, manioc grillé, arachides et soja composent sa petite marchandise. Un commerce qui lui permet de subvenir aux besoins de sa famille. "Je paie la scolarité des enfants, la nourriture et d’autres besoins innombrables que je ne saurais citer."
Foulard noué sur la tête, cette veuve raconte comment elle s’est lancée dans cette activité après le décès de son mari. "Les amis du quartier m’ont conseillé, en l’absence de mon époux, de me lancer dans cette activité pour assurer la survie de ma famille."
Elle se rend notamment en Zambie pour acheter ses marchandises, qu’elle revend ensuite à Lubumbashi. "Je me réveille tôt, à 5 heures, pour aller acheter en Zambie les oranges et les arachides que vous voyez ici."
Avec les revenus de ce commerce, Hervette Ilunga paie son loyer, scolarise ses enfants et prend en charge les dépenses quotidiennes de la famille. Malgré les difficultés liées à ce petit commerce, elle dit avoir réussi, au fil des années, à améliorer les conditions de vie de sa famille. Elle a notamment acheté une parcelle, construit sa maison. Certains de ses enfants ont aussi pu poursuivre leurs études jusqu’à l’université.
À 58 ans, Jervette Ilunga dit aujourd’hui être fière du chemin parcouru. Elle compte poursuivre cette activité, qui constitue depuis plusieurs années sa principale source de revenus.

