Lubumbashi : à Kamisepe, l’eau manque, les familles souffrent
Par
Josué Lwamba
, mise à jour le 5 oct. 2026

ans cette partie de la ville, la journée commence souvent par la recherche de l’eau. Dans la cellule Camp Scout, plusieurs puits ne fournissent plus suffisamment. Pour les familles, chaque litre devient une dépense ou un déplacement supplémentaire.
La situation complique particulièrement les tâches ménagères. Lessive, toilette, cuisine : les besoins restent les mêmes, mais l’eau manque. Une habitante dénonce également les conséquences de cette pénurie sur les enfants et la qualité de l’eau disponible.
« On dit que l’eau c’est la vie, mais regardez le type d’eau que nous consommons. Nous voulons un changement dans ce quartier de Camp Scout. Les puits sont secs et l’eau de forage coûte cher. »
Faute de solution suffisante dans le quartier, certaines familles se tournent vers la rivière Lubumbashi. Au bord du cours d’eau, des femmes font la lessive. D’autres habitants y viennent pour différents besoins quotidiens.
Pour cette mère de famille, la pénurie affecte directement l’organisation du foyer.
« Il n’y a pas d’eau dans les puits. Nous souffrons pour accomplir les tâches ménagères. Avec la conjoncture actuelle, nous ne savons pas quoi faire. »
Les ménages qui peuvent se le permettre achètent de l’eau auprès des propriétaires de forages. Mais cette alternative a elle aussi un coût. À cela s’ajoute la distance à parcourir pour transporter les bidons.
« Nous achetons 4 bidons à 500 FC et cela s’ajoute à la distance qu’il faut parcourir. Donc c’est pénible. »
Dans ce quartier de Lubumbashi, le manque d’eau dépasse ainsi la seule question de l’approvisionnement. Il pèse sur les dépenses des ménages, complique les tâches quotidiennes et oblige certaines familles à multiplier les déplacements pour quelques bidons.
Les habitants de Camp Scout réclament désormais une solution durable, avec un accès régulier à une eau disponible à proximité et à un coût abordable.
