Kisangani : un bus de DISSA Express accidenté près d’Avakubi, un mort et plusieurs blessés
Un bus de transport en commun de la compagnie Dieu Seul Sait (DISSA Express) a été victime d’un grave accident de la circulation, lundi 5 octobre 2026, près d’Avakubi, dans le territoire de Bafwasende, en province de la Tshopo. Le véhicule, qui assurait régulièrement la liaison entre Kisangani et les provinces de l’Est de la RDC, transportait plusieurs passagers ainsi que des marchandises. Le bilan fait état d’un mort et de plusieurs blessés.
ParLALarissa Kint
, mise à jour le 7 oct. 2026

elon les premières informations, le chauffeur aurait perdu le contrôle du véhicule, qui a quitté sa trajectoire avant l’accident. Les circonstances précises du drame restent toutefois à établir. La société civile locale déplore, une nouvelle fois, l’état de la route sur cet axe particulièrement difficile.
L’axe Kisangani-Bafwasende-Ituri figure parmi les itinéraires les plus éprouvants pour les transporteurs de cette partie du pays. Les longues distances, l’état dégradé de certains tronçons et les conditions de circulation rendent les trajets particulièrement difficiles pour les conducteurs comme pour les passagers.
À ces contraintes s’ajoutent les conditions de travail des équipages. La pression liée à la multiplication des rotations, conjuguée à l’absence éventuelle de chauffeurs de relais, peut entraîner de longues heures de conduite. La fatigue constitue alors un facteur de risque important, notamment en réduisant la vigilance et les capacités de réaction au volant.
Le chargement du véhicule constitue également un élément à examiner. Le bus accidenté transportait, en plus de ses passagers, d’importantes quantités de marchandises, notamment sur son toit. Une surcharge ou une mauvaise répartition des colis peut affecter la stabilité d’un véhicule, particulièrement sur une chaussée irrégulière ou lors d’un brusque changement de trajectoire.
L’accident survenu près d’Avakubi remet ainsi en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés quotidiennement les usagers de la RN4, un axe stratégique reliant la Tshopo à l’Ituri et, plus largement, aux provinces de l’Est de la RDC. Transporteurs et acteurs de la société civile dénoncent régulièrement l’état de certains tronçons, susceptible d’accroître les risques d’accidents.
Au-delà du bilan humain annoncé, la prise en charge des victimes constitue un autre enjeu. La zone d’Avakubi se trouve éloignée des grands centres hospitaliers de Kisangani et dispose de moyens d’intervention d’urgence limités. Selon les informations disponibles, les premiers secours ont notamment été apportés par des habitants et d’autres usagers de la route présents sur les lieux.
Cette situation peut compliquer l’évacuation et la prise en charge rapide des blessés, particulièrement lorsque leur état nécessite des soins spécialisés. Le drame relance ainsi la question de la sécurité routière et des capacités d’intervention d’urgence sur cet axe majeur de l’Est du pays.
Une enquête devrait permettre de déterminer les circonstances exactes de l’accident et d’établir les responsabilités éventuelles, notamment en ce qui concerne l’état de la chaussée, les conditions de conduite et le chargement du véhicule.
Pour les usagers de la RN4, l’accident d’Avakubi rappelle surtout une réalité persistante : sur cet axe essentiel au transport des personnes et des marchandises entre Kisangani et l’Est de la RDC,l’état des infrastructures et les conditions de circulation restent des préoccupations majeures.
