Ituri : l’assassinat d’un civil ravive les inquiétudes sécuritaires à Bunia
Un civil a été tué par balle dans la soirée du jeudi 24 septembre 2026 au village Matalatala, dans le groupement Tsere, à quelques kilomètres de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. La population locale attribue cet assassinat à un élément des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
ParLALarissa Kint
, mise à jour le 2 oct. 2026

e drame ravive les inquiétudes autour de la situation sécuritaire dans la périphérie de Bunia, où les habitants restent confrontés aux violences armées et à la criminalité.
Selon les témoignages rapportés localement, le civil a été tué par balle dans des circonstances qui restent à établir. La population met en cause un militaire des FARDC, une accusation qui devra être clarifiée par les autorités compétentes et les éventuelles investigations.
Cet assassinat vient rallonger la liste des victimes de violences enregistrées dans la région et relance les interrogations sur l’efficacité des dispositifs sécuritaires dans et autour de Bunia. Pour plusieurs habitants, le drame de Tsere illustre la vulnérabilité persistante des quartiers et localités situés à la périphérie de la ville.
Ces zones restent exposées à différents risques sécuritaires, dans un contexte marqué par l’activisme de groupes armés, la circulation illégale d’armes et des actes de criminalité. Cette situation nourrit un sentiment d’inquiétude au sein de la population.
Ces dernières semaines et ces derniers mois, plusieurs quartiers de Bunia et de ses environs, notamment Yambi Yaya, Mudzi-Mpela et Lembabo, ont également été confrontés à des incidents sécuritaires, selon les témoignages et signalements locaux.
La question de la réponse sécuritaire
À chaque nouvel incident, la question de la capacité des forces de sécurité à prévenir les actes criminels revient au centre des préoccupations.
Des habitants estiment que les interventions restent souvent postérieures aux faits et appellent à une présence accrue des forces de sécurité dans les zones considérées comme vulnérables. Certains élus provinciaux ont également, ces derniers temps, appelé à renforcer l’anticipation et la prévention des actes criminels.
La population souhaite notamment une stratégie davantage axée sur la sécurité de proximité, avec une meilleure présence des forces de l’ordre dans les secteurs périphériques de Bunia.
Alors que l’Ituri reste confrontée à une situation sécuritaire complexe, les autorités doivent composer avec plusieurs facteurs, dont l’activisme de groupes armés et le banditisme urbain.
Dans ce contexte, les habitants demandent aux forces de sécurité, sous l’autorité des responsables provinciaux, de renforcer les opérations préventives et d’anticiper les menaces afin de réduire les risques d’attaques et d’actes criminels.
L’assassinat de Matalatala remet ainsi la sécurité de proximité au cœur des préoccupations à Bunia, alors que les habitants attendent des réponses permettant de mieux protéger les populations dans les zones périphériques de la ville.
