Ituri-Djugu : Kparangaza sous le choc après des tirs attribués à un milicien de la CODECO
ParLALarissa Kint
, mise à jour le 3 oct. 2026

Kparangaza, l’accalmie aura été de courte durée. Cette localité située à environ 35 kilomètres au nord de Bunia a de nouveau été plongée dans la psychose après des coups de feu entendus en plein centre. Selon Mandro Gokpa, coordonnateur de la société civile Forces vives du secteur de Walendu Tatsi, les tirs auraient été dirigés contre trois civils qui assuraient la sécurité d’un véhicule privé appartenant à un commerçant de Largu, au centre de Kparangaza.
Cette nouvelle flambée de tension ravive les inquiétudes dans cette partie du territoire de Djugu, où les populations restent exposées aux violences des groupes armés. Malgré les efforts engagés pour favoriser le retour à la paix et permettre aux déplacés de regagner leurs villages d’origine, les incidents sécuritaires continuent de fragiliser la confiance des communautés.
Pour les acteurs locaux, chaque nouvel épisode de violence risque de compromettre les efforts de stabilisation engagés au niveau communautaire. La société civile demande ainsi qu’une enquête soit ouverte afin d’établir les circonstances précises de l’incident et d’identifier son ou ses auteurs. Mandro Gokpa estime que l’auteur des tirs doit être interpellé et traduit devant la justice afin de répondre de ses actes.
L’incident de Kparangaza soulève également des interrogations sur la capacité des dispositifs sécuritaires à prévenir de nouvelles attaques dans cette zone. La société civile appelle les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la MONUSCO à renforcer leurs patrouilles sur l’axe Kparangaza.
L’objectif, selon les acteurs locaux, est de prévenir d’éventuelles incursions armées et d’éviter que la tension ne débouche sur de nouvelles violences ou des représailles communautaires. À Kparangaza, les habitants restent ainsi confrontés à une équation devenue familière : tenter de reprendre une vie normale tout en demeurant exposés au risque d’une nouvelle flambée de violence. L’incident du 29 septembre rappelle une nouvelle fois la fragilité de l’accalmie dans le territoire de Djugu.
