États-Unis–Chine : Trump aurait demandé à Xi s’il voulait acheter des armes américaines
Par
Josué Lwamba
, mise à jour le 7 oct. 2026

a révélation intervient quelques jours après la visite d’État de Xi Jinping à Washington. Lors de son entretien télévisé, Perdue n’a pas précisé quand cette conversation avait eu lieu, ni dans quelles circonstances elle s’était déroulée. Il n’a pas non plus indiqué quelle avait été la réponse du dirigeant chinois. Les éléments disponibles ne permettent donc pas d’établir qu’une négociation commerciale ou militaire ait été engagée entre les deux pays.
La réaction américaine est rapidement venue contredire toute interprétation d’un éventuel accord. Le département d’État a rappelé que la législation américaine interdit les ventes d’armes à la Chine et qu’il n’existe « aucune offre ni aucun projet » de vente d’armes à Pékin. La Maison Blanche a également indiqué qu’aucune vente n’était envisagée.
Cette précision replace les propos de l’ambassadeur dans leur contexte : une question évoquée par Trump ne constitue pas, en l’état, une offre commerciale formelle. Elle ne signifie pas davantage qu’une modification de la politique américaine envers la Chine a été décidée.
L’épisode intervient alors que les ventes d’armes américaines à Taïwan restent l’un des dossiers les plus sensibles entre Washington et Pékin. Les États-Unis fournissent depuis plusieurs décennies des équipements militaires à l’île, tandis que la Chine considère Taïwan comme faisant partie de son territoire et s’oppose à ces ventes. Pékin n’exclut pas le recours à la force pour parvenir à une réunification.
Washington a par ailleurs maintenu en suspens un programme d’armement destiné à Taïwan, estimé à environ 14 milliards de dollars. Donald Trump avait précédemment présenté ce dossier comme un élément de négociation dans ses relations avec Pékin. Parallèlement, les États-Unis avaient approuvé une importante vente d’armes à Taïwan en décembre 2025, évaluée à 11,1 milliards de dollars.
David Perdue a, lui, assuré que la politique américaine à l’égard de Taïwan n’avait pas changé. Il a également défendu le bilan de l’administration Trump en matière de ventes d’armes à l’île.
La sortie de l’ambassadeur intervient dans une période où Washington et Pékin cherchent parallèlement à stabiliser leurs relations, malgré des désaccords persistants sur le commerce, les technologies, l’intelligence artificielle et Taïwan. Le sommet de Washington entre Trump et Xi, organisé la semaine dernière, s’est déroulé dans ce contexte de rivalité stratégique mais aussi de recherche de mécanismes de dialogue.
Pour l’heure, aucun contrat, aucune négociation officielle et aucun projet de vente d’armes américaines à la Chine n’ont été annoncés. La seule information nouvelle repose sur le récit livré publiquement par David Perdue, sans précision sur la date, le contenu exact de l’échange ou la réponse de Xi Jinping. Le département d’État affirme de son côté que le droit américain interdit une telle vente.
