En direct : nouvelle riposte iranienne après les frappes américaines dans le Golfe

En direct : nouvelle riposte iranienne après les frappes américaines dans le Golfe
Le prix du gaz naturel européen poursuit sa flambée. Le contrat à terme TTF, référence du marché européen, a franchi brièvement le seuil des 80 euros le mégawattheure, atteignant un sommet inédit depuis 2022, sur fond d’escalade du conflit entre les États-Unis et l’Iran.
Cette hausse s’explique notamment par les inquiétudes concernant l’approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL), alors que les perturbations dans la région du Golfe affectent les flux énergétiques. Les niveaux de stockage européens restent par ailleurs inférieurs aux moyennes habituelles à l’approche de l’hiver.
La tension sur le marché gazier intervient dans un contexte de forte hausse des prix de l’énergie : le pétrole Brent a également dépassé les 100 dollars le baril, alimentant les craintes d’un nouveau choc inflationniste en Europe.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu affirme à France 24 qu’Israël est « très proche » de parvenir à son objectif de faire tomber le régime de la République islamique d’Iran. En visite auprès de soldats israéliens déployés sur le versant syrien du mont Hermon, à la frontière entre Israël et la Syrie, Netanyahu a déclaré que « la tâche principale est de faire tomber le régime terroriste en Iran ». Selon lui, « l’ensemble de cet axe », en référence aux groupes alliés de Téhéran dans la région, finira également par s’effondrer. Le Premier ministre israélien était accompagné du ministre de la Défense, Israel Katz, lors de cette visite. Ces déclarations interviennent alors que les hostilités entre les États-Unis, alliés d’Israël, et l’Iran connaissent une nouvelle escalade. À ce stade, l’affirmation selon laquelle le régime iranien serait « très proche » de s’effondrer relève de l’évaluation politique de Netanyahu et ne constitue pas, en elle-même, une confirmation indépendante d’un effondrement imminent du pouvoir à Téhéran.
Mis à jour par Josué Lwamba
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, affirme à France 24 qu’Israël n’a « pas l’intention d’expulser ni de déporter qui que ce soit » de la bande de Gaza. S’exprimant à Ljubljana, en Slovénie, où il se trouve pour l’ouverture de la première ambassade israélienne dans le pays, le chef de la diplomatie israélienne a toutefois déclaré qu’Israël ne s’opposerait pas au départ de Palestiniens souhaitant émigrer volontairement, à condition qu’un autre pays accepte de les accueillir. Cette déclaration intervient alors que plusieurs responsables israéliens ont récemment défendu des propositions concernant le départ de Palestiniens de Gaza.
Un homme a été tué dans une frappe israélienne menée par drone contre une moto à Zibdine, dans la région de Nabatiyé, dans le sud du Liban, selon l’Agence nationale d’information libanaise. Cette nouvelle frappe intervient alors qu’Israël intensifie ses opérations militaires dans le secteur de Nabatiyé, malgré le cessez-le-feu conclu en juin avec le Hezbollah. Ces derniers jours, plusieurs localités du sud du Liban ont été touchées, avec un bilan qui s’alourdit. L’escalade intervient après l’annonce par l’armée israélienne de sa prise de contrôle opérationnel de la crête d’Ali Taher, position stratégique située à proximité de Nabatiyé et considérée comme importante pour les infrastructures du Hezbollah.
L’ONU a fait part de son inquiétude face à cette reprise des opérations militaires israéliennes dans le sud du Liban.
Les Gardiens de la Révolution iraniens annoncent la mort de Mamosta Mohammad Nezhati, un dignitaire sunnite kurde tué dans le nord-ouest de l’Iran, dans la province de l’Azerbaïdjan occidental. Dans un communiqué, les Gardiens accusent des groupes qu’ils qualifient de « séparatistes kurdes sionistes-américains » d’être responsables du meurtre. Ils affirment que cette attaque visait notamment à provoquer des divisions entre musulmans sunnites et chiites. Mohammad Nezhati était également présenté comme un membre du Bassidj, la force paramilitaire liée aux Gardiens de la Révolution. Les autorités iraniennes n’ont toutefois pas précisé quand exactement le meurtre s’est produit.
Au Yémen, les rebelles houthis affirment avoir mené des attaques contre plusieurs villes et infrastructures saoudiennes. Selon l’AP, ces attaques ont été suivies de frappes de représailles et ont fait des dizaines de blessés. Les informations provenant des parties au conflit doivent encore être vérifiées indépendamment.
L’escalade ne se limite plus aux affrontements directs entre Washington et Téhéran. Les tensions impliquent également la Jordanie, l’Arabie saoudite et le Yémen, faisant craindre une extension du conflit à plusieurs points stratégiques du Moyen-Orient.
Les marchés financiers du Golfe évoluent de manière contrastée tandis que les investisseurs surveillent les risques liés à l’approvisionnement énergétique. Le Brent progresse de plus de deux dollars et dépasse les 100 dollars le baril.
Les Gardiens de la révolution iraniens affirment avoir attaqué dix navires dans les environs du détroit d’Ormuz, après les frappes américaines contre cinq pétroliers iraniens. Cette affirmation iranienne n’est pas entièrement vérifiée de manière indépendante.
Le trafic des navires transportant des matières premières dans le détroit d’Ormuz reste nettement inférieur à sa moyenne récente. Selon des données de Kpler rapportées par Reuters, seuls six navires de ce type ont franchi le détroit mardi, contre une moyenne de douze sur les dix derniers jours.
La confrontation entre les États-Unis et l’Iran connaît une nouvelle escalade au Moyen-Orient. Après la destruction par l’armée américaine de cinq pétroliers iraniens, Téhéran affirme avoir riposté en visant des navires dans le Golfe et une installation militaire utilisée par les forces américaines en Jordanie. L’armée jordanienne assure avoir intercepté 18 missiles iraniens sur 20.
